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Horticulture dans le bassin arachidier : le PAPSEN partage les résultats de ses études socio-économiques

papsen 2Le PAPSEN (Programme d’Appui au PNIA Sénégal) a tenu, à Bambey, un atelier de restitution d’études socio-économiques sur l’horticulture dans le bassin arachidier en mettant le focus sur la contribution de la recherche en sciences sociales.

L’étude, menée par le Bureau d’Analyses Macro-économique (BAME) de l’ISRA et le CNRA-IBIMET d’Italie, a prêtée une attention particulière aux questions liées à l’approvisionnement en semences, la maitrise de l’eau avec le système goutte à goutte, l’organisation et la gestion des périmètres horticoles, la durabilité de ces périmètres et la commercialisation, entre autres. Il s’est agi de « partager les résultats obtenus, les acquis et les enseignements en vue de mieux appréhender les limites constatées et les nouveaux défis qui se posent au projet et aux différents partenaires ».

Abordant la question de la pérennisation du système goutte à goutte dans les périmètres maraichers, Yacine Ngom du BAME, coordonnateur du volet socio-économie du PAPSEN, s’est focalisée sur les aspects techniques, économiques et de gestion du système d’irrigation qui sont à la base de l’échec ou du succès de l’innovation.  Et les résultats « montrent que l’inadaptation de la technologie est le principal frein à la pérennisation. Cependant, une technologie adaptée doit s’accompagner de facteurs économiques favorables et d’un système organisationnel performant ».

La durabilité des périmètres horticoles a été, pour sa part, évaluée selon le mode d’organisation (collectif et individuel) dans ses dimensions agro-écologique, économique et social. L’approche IDEA (Indicateurs de Durabilité des Exploitations Agricoles) utilisée « montre que les périmètres du bassin arachidier ne sont pas durables avec, toutefois, une meilleure performance pour les périmètres collectifs », selon Emmanuel Zuchini du CNR-IBMET qui a réalisé l’étude avec Amy Faye du BAME.

Une des études a porté sur les aspects de commercialisation notamment sur les facteurs externes susceptibles d’avoir un impact sur le marché. Elle a fait un diagnostic et une analyse en profondeur de ces facteurs en vue de mieux saisir leur place dans la commercialisation des produits horticoles, et partant, dans la durabilité des périmètres dans la zone. Ainsi, les enquêtes par questionnaire, les entretiens individuels et les focus group ont permis « de retenir les facteurs socio-organisationnels, communicationnels, socio-économiques, techniques, infrastructurels et politiques comme les plus influents et les plus déterminants dans les marchés horticoles », informe Yacine Ngom Basal. La stratégie commerciale gagnante, l’affiliation à une coopérative et la proximité aux marchés sont notées comme des facteurs favorables à la commercialisation.

L’étude qui a porté sur la question des semences maraichères a conclu que les producteurs de ces semences le font pour l’auto-utilisation dans leurs propres champs et ainsi les quantités commercialisées sont faibles voire négligeables (1/5 de la production de semence) et les prix de vente sont relativement bas.

Les différentes études présentées ont fait l’objet de discussions en profondeurs et de recommandations notamment sur la nécessité de la formation des producteurs à tous les niveaux de la chaine. Toutes choses qui devraient permettre au PAPSEN de « mieux réorienter ses activités sur le terrain » et de Formation dont la dernière a porté, fin décembre, sur la connaissance des cultures maraichères, les techniques culturales, l’identification des maladies et des ravageurs et les techniques de défense des cultures.