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Projet SIIL : une vingtaine d’éleveurs formés en différentes techniques

siil2017Plus de vingt (20) éleveurs en majorité des femmes, venus des régions de Thiès, Louga et Diourbel, ont bénéficié, du 27 au 28 Décembre 2016, d’une formation en conservation du fourrage et traitement de paille à l’urée, assurée par l’ANCAR qui est en charge de ce volet dans le projet.

« A un moment donné de l’année après l’hivernage, les éleveurs rencontrent d’énormes difficultés pour nourrir leur bétail alors qu’on sait que, pendant l’hivernage, il y a énormément de paille et de disponible alimentaire qui pouvait être vulgarisé et conservé pour servir d’aliment » informe Mme Dièye Aminata Mbengue, Directrice de l’ANCAR Zone des Niayes. Une réalité confirmée par  des recherches menées par l’ISRA et qui ont montré que près de 65% du disponible fourrager est perdue, chaque année, faute de conservation par l’effet du vent, des feux de brousse, et du piétinement des animaux, entre autres.

« Ces mm études ont montré que si le disponible est bien conservé, il suffirait pour couvrir les besoins de la totalité du cheptel sénégalais en année de pluviométrie moyenne » ajoute Pape Daouda Guèye, Inspecteur de l’élevage et formateur.  D’où la nécessité « de diffuser des pratiques qui permettent d’éviter ces pertes là par l’ensilage, la fenaison et l’enrichissement de la paille qui, prise  comme telle, est peu appréciée par le bétail ».

Ainsi, pendant deux (2) jours, les participants se sont familiarisés avec les notions, formules et dosages pour les différentes étapes de l’ensilage (conservation de l’herbe en la maintenant fraiche), de l’enrichissement de la paille (traitée à l’urée) et de la fenaison notamment du mil puisque, dans le projet SIIL, la réflexion est axé sur le mil à double usage humain et animal.  Et selon Pape Daouda GUEYE, le formateur,  « la paille traitée à l’urée est riche en protéine et équivaut à de la paille consommée par l’animal avec ½ kg de fane d’arachide. L’éleveur qui adopte ces technologies, non seulement,  améliore ses productions (en lait et viande) mais également limite ses déplacements à la recherche de pâturage et ainsi sécurise son cheptel ».

Mme Egué KA, membre du Directoire des Femmes en Elevage (DIRFEL) de Sandiara, dans le département de Mbour, Région de Thiès confirme et se réjouit « C’est sûr que si on avait connu ces technologies, plus tôt, nous aurions arrêtés, depuis longtemps, la transhumance ; parce qu’avec ça on  aura, toute la saison sèche, du fourrage de qualité pour notre bétail. On a vu un système super important qui nous apportera énormément surtout le traitement de la paille à l’urée qui nous a beaucoup impressionnés. On n’avait jamais imaginé qu’on pouvait donner de l’urée à un animal sans risquer de le tuer. Mais le traitement qu’on a vu, en pratique, donne, au contraire, plus de lait et de viande aux petits ruminants ».

L’ensemble des participants ont promis, de retour chez eux, de démultiplier et partager les connaissances acquises lors de la formation et l’appliquer dès la prochaine saison des pluies.

L’ANCAR, le RESOPP et le CNRA de Bambey poursuivront la série de formations dont la prochaine « portera sur la transformation des produits alimentaires notamment du mil en farine infantile et  se tiendra à Sinthiou Malème. Elle sera suivie d’une autre à Nioro sur un autre aspect », informe Mme DIEYE qui rappelle que  « l’un des objectifs du projet est l’amélioration de la qualité nutritionnelle surtout pour les enfants ».

A noter qu’avant cette formation, des visites de terrain sur les tests de variétés de mil à double usage ont été organisées pour les producteurs, à Bambey, Nioro et Sinthiou Malème, pour leur permettre de connaitre et donner leur appréciation sur les variétés utilisées dans le cadre du projet.