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Mil à double usage : le management du SIIL satisfait des activités de terrain

siilUne équipe du programme Sustainable Intensification Innovation Lab (SIIL) de l’Université de Kansas aux Etats Unis a visité les réalisations du projet, quelques mois après son démarrage. Mme Jane Mindolf et Jackarie Stewart se sont rendus à Nioro et Bambey pour voir l’état d’avancement des activités de terrain.

A Nioro comme à Bambey, Dr Aliou FAYE, Coordonnateur National du projet, et son équipe, ont fait parcourir à leurs hôtes les parcelles d’expérimentation et de démonstrations.  1ere étape, l’essai de sélection de mil, dirigé par Ousmane SY du CNRA de Bambey, avec 2 variétés (Thialack 2 et Souna 3) et 3 accessions pas encore homologuées mais déjà utilisées par les paysans. Il s’agit, informe Aliou Faye, «de voir, dans chaque contexte agro-écologique, quelle est la variété la plus adaptée et essayer de faire la promotion à travers le projet.

Le même dispositif est installé à Bambey et à Sinthiou Malème qui sont les 2 autres sites».  Le deuxième (2e) essai visité porte sur la fertilisation du mil dont la formule, mise au point depuis 1970, est encore appliquée partout au Sénégal. Alors, le contexte climatique changeant tout comme les variétés et même les conditions de culture, les responsables du projet se sont demandés si «on peut continuer à cultiver le mil avec une formule mise au point depuis 1970 ? Donc on a un essai de reformulation, d’adaptation des formules de fertilisation du mil au contexte actuel », révèle le coordonnateur national. Il rajoute que la 2e question scientifique posée a trait à l’intensification du mil à travers la densité de semi puisque la population augmente de façon vertigineuse alors que les terres cultivées ne changent pas. « Aujourd’hui, le mil est semé à 90 cm/ 90, ce qui donne tout au plus, douze mille (12 000) pieds/ha alors que pour le sorgho et le maïs par exemple, les gens sont à cinquante trois mille (53 000) pieds/ha. Alors, est-ce que dans le contexte on peut continuer à semer le mil à une si faible densité ? ». Aussi, dans les essais installés, il s’est agi d’augmenter la densité en jouant sur la fertilisation en fixant la formule de fertilisation qui a été mise au point par la recherche et en faisant varier les différents éléments que sont l’azote, le phosphore et le potassium. Au finish, la recherche pourra « voir à quel niveau on a la courbe de réponse de chaque élément pour pouvoir dire, dans chaque zone(Bambey,nioro et Sinthiou Malème), voilà la quantité d’azote, de phosphore et de potassium qu’il faut effectivement pour avoir un rendement maximum de mil ».

Les différents essais ont donné des résultats qui semblent avoir séduits les visiteurs notamment Jack Stewart, chercheur associé du SIIL qui s’est dit « impressionné par le volet fertilisation du sol avec le changement de la densité de la population et l’adoption de différents taux de fertilisation selon les zones ; cela répond parfaitement à l’idée que nous avons de l’intensification et je suis certain que les objectifs seront atteints ». Un avis partagé par sa collègue, Jane Mindoff, pour qui « le projet est bien positionné pour atteindre les objectifs assignés surtout que la méthodologie et le modèle des excellents essais visités sont applicables au niveau des petits producteurs ; ce qui est fort impressionnant ».

La question de la formation a, également, grandement intéressé la Directrice adjointe du SIIL qui s’est réjouie du « nombre important de jeunes hommes et femmes impliqués dans le projet puisque l’un des objectifs phares concerne le renforcement de capacités ». Encore un objectif presque atteint selon, le Coordonnateur National, Dr Aliou FAYE, qui informe que sept (7) doctorants et treize(13) Masters sont inscrits sur le projet. « Un record ! »